
Les conséquences du changement climatique sur la santé résultent essentiellement des fortes chaleurs.
L’augmentation du niveau et de la violence des précipitations, la fonte des glaciers, l’élévation du niveau de la mer comme l’accentuation des sécheresses ont surtout un impact négatif sur les biens et nos modes de vie.
Pour toutes ces raisons, l’adaptation au changement climatique est une priorité pour tous.
Les conséquences négatives du changement climatique sur notre santé dans nos régions résultent avant tout de l’effet des fortes chaleurs sur notre organisme.
Étouffer de chaleur en ville ou à la plage, nous sommes nombreux à en souffrir l’été. Pour certains, ce n’est pas un problème. Mais pour beaucoup, notamment les personnes fragiles, les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées, ces fortes chaleurs ont des conséquences parfois dramatiques sur leur santé.
Une chaleur accablante peut provoquer des coups de chaleur, voire exacerber des maladies chroniques comme le diabète, l’insuffisance respiratoire, les maladies cardiovasculaires, neurologiques et rénales, au point d’être fatale. Pendant les 3 canicules de l’été 2022 en Nouvelle-Aquitaine, on a enregistré une hausse de 18 % des décès.
Sans oublier qu’une exposition prolongée à la plage provoque des coups de soleil et peut entraîner des lésions oculaires, des cancers de la peau, des risques d’hydrocution et de noyade.
Avec le réchauffement climatique, les canicules, synonymes de fortes chaleurs et de nuits chaudes, seront plus fréquentes, plus intenses et plus longues. Il importe donc d’adapter notre environnement pour assurer à tous, résidents comme touristes, une qualité de vie soutenable durant les étés toujours plus chauds qui nous attendent.
Dans une station balnéaire comme Royan, les solutions existent, avant tout basées sur la végétalisation du centre-ville, le moindre recours à la voiture. Il est urgent de les mettre en œuvre, d’autant qu’il faut bien 15 à 20 ans pour qu’un arbre atteigne l’âge adulte.
Dans les habitations, les commerces et les bureaux, il faut limiter au maximum la climatisation pour les réserver à des situations très spécifiques comme les établissements de santé, l’hébergement les personnes fragiles et âgées, ou ne l’installer que dans une partie des locaux (une pièce par logement par exemple). Des alternatives à la climatisation existent, il convient de les utiliser.
Parmi les conséquences négatives sur notre santé de l’augmentation des températures, il ne faut pas occulter la modification des écosystèmes, l’apparition et la prolifération d’espèces microbiennes, végétales et animales pouvant être à l’origine d’allergies, d’intoxications et de maladies infectieuses. D’où la nécessité de préserver la biodiversité, de lutter contre les plantes invasives, de faire attention par exemple aux eaux stagnantes… Tous ces facteurs à prendre en compte dans l’adaptation de la ville, mais de nos comportements individuels, au changement climatique.
Autres conséquences du changement climatique durant l’intersaison dans nos régions : l’augmentation des précipitations avec son lot de fortes crues et d’inondations et celle de la vitesse des vents lors des orages et des tempêtes. Ces phénomènes peuvent provoquer des accidents, parfois mortels, et accentuer les douleurs liées aux rhumatismes et à l’arthrose.
Pour limiter les inondations, il nous faut revenir sur des décennies d’artificialisation des sols et plus d’un siècle d’efforts de redressement et de canalisation des cours d’eau, et avant tout réduire nos émissions de gaz à effet de serre afin de ralentir le réchauffement climatique.
