
Détruite par le cardinal de Richelieu au début du XVIème siècle, rasée par les Alliés en 1945, la ville de Royan a su se reconstruire tel un phénix renaissant de ses cendres.
Royan doit désormais affronter une nouvelle menace, plus lente mais tout aussi réelle : celle du réchauffement climatique. C’est pourquoi, il nous apparaît urgent de nous y adapter.
Si ce phénomène est mondial, ses impacts sont locaux. En nous y préparons dès maintenant, nous œuvrons pour qu’en 2050 Royan soit toujours une ville où il fait bon vivre.
Siège du quartier général de la Kriegsmarine, Royan a été presqu’entièrement détruite par les bombardements début 1945. La ville a été reconstruite dans un style empreint d’optimisme et de liberté. Depuis, à la différence de la plupart des autres stations balnéaires françaises, son front de mer n’a pas été défiguré par des opérations immobilières.
‘’La ville la plus cinquante de France’’ (pour reprendre la formule de l’historien Jacques Lacan) a ainsi conservé un ‘’je ne sais quoi’’ absolument unique en Europe. Cela tient pour l’essentiel à son climat, et à cette architecture balnéaire tropicalisée d’inspiration brésilienne.
Mais ce patrimoine architectural est fragile. Il est trop souvent abîmé, voire détérioré de façon irrémédiable, délibérément ou par ignorance.
Les phénomènes de pluies torrentielles et d’inondations, de canicules et de sécheresse alimentant les feux de forêts, qui étaient jusqu’à récemment encore exceptionnels vont devenir habituels dans notre pays.
Avant Royan ne connaissait qu’une canicule tous les 5 ans. Maintenant, c’est quasiment une fois par an. En 2050 (dans 25 ans seulement) ce sera 4 à 5 fois par an, avec de probables sècheresses extrêmes.
Les vagues subversives lors des tempêtes font reculer le trait de côte et les épisodes de pluies continuelles sur des sols gorgés d’eau ou artificialisés provoquent des inondations spectaculaires. En ce début de l’année 2026, Royan a été pour le moment plutôt préservée, mais ce n’est pas le cas de nombre de départements métropolitains qui se sont retrouvés en ‘’alerte rouge’’, à commencer par ceux de la Gironde et de la Charente-Maritime.


Pour que la ville de Royan reste douce et habitable dans de bonnes conditions, il est urgent de s‘adapter aux nouvelles contraintes climatiques, en agissant à la fois :
Le tourisme étant le moteur de la vie locale, si nous n’adaptons pas notre ville au changement climatique, les touristes iront en vacances ailleurs et les Royannais en souffriront.
Royan est aujourd’hui peu attractive pour les jeunes et les entreprises, en adaptant Royan au changement climatique, nous inciteront les jeunes et les entreprises à s’installer à Royan et les Royannais en profiteront.
L’opportunité pour Royan pour devenir une référence dans l’adaptation climatique des villes des années 1950/1960 aux nombreuses constructions en béton, en développant des solutions et des savoir-faire source de diversité économique et en capacité d’attirer des jeunes et des entreprises dans ces domaines
Pour conclure, n’oublions pas que s’adapter au changement climatique contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, donc à ralentir le réchauffement climatique.
