Tandis que le problème de la décentralisation retient l’attention des urbanistes, l’architecte américain Frank Lloyd Wright vientd’apporter une première solution au développement des petites villes en édifiant à Bartlesville, cité rurale de l’Oklahoma qui comptemoins de 25.000 habitants, un gratte-ciel de 18 étages.Dès 1920 Wright envisageait d’utiliser ce mode de construction pour des immeubles de bureaux, mais c’est seulement en 1952 queHarold C. Price, qui est à la tête d’une des plus grosses entreprises des Etats-Unis, jugea nécessaire de faire construire un bâtimentpour le bureau de sa société. Du haut des 57 mètres du building Price, situé en bordure du quartier des affaires, l’on découvrira, au-delà d’une agglomération de petites maisons de bois, des plaines et des collines. La tour est divisée en quatre secteurs différents, dont trois sont destinés aux bureaux et le quatrième à des appartements. Des entréeset des ascenseurs séparés desservent les uns et les autres. Le module adopté est un losange ayant 75 cm dans sa plus grandedimension et comportant deux angles de 120 degrés et deux angles de 60 degrés. Tous les plans, y compris la forme des bureaux sontconçus en fonction du losange. Chaque étage a une superficie intérieure d’environ 177 m2, les murs extérieurs ayant une longueur de 13,50 m. Des écrans de cuivred’une largeur de 50 cm protègent les fenêtres de la lumière directe du soleil. Ces écrans sont verticaux dans le secteur Sud-Ouest, oùla luminosité est la plus grande, et horizontaux dans les trois autres. Le cuivre a été traité chimiquement afin de lui donner unenuance vert de gris, qui s’associe heureusement à celle des vitres, légèrement teintées de jaune, au vert des plantes qui garnissent lesterrasses supérieures et à la couleur des surfaces peintes. Chacun des 8 appartements est conçu selon la formule atelier et comporte une loggia recouvrant en partie le séjour, deux chambres etune salle de bain. Les appartements sont desservis par un ascenseur spécial. Trois autres ascenseurs sont affectés aux bureaux. Ilsouvrent à chaque étage sur un petit palier commun aux trois secteurs et situé au centre du building. A l’intérieur des bureaux, des meubles dessinés par Wright prennent un minimum de place et les pièces donnent ainsi l’impressiond’être spacieuses, malgré leur superficie relativement restreinte et leurs plafonds assez bas. Tous les étages, jusqu’au 14ème inclus, sont identiques. Au 15ème étage sont installés un restaurant et sa cuisine qu’entourent desterrasses fleuries. Au 16ème étage, un petit bureau et la partie inférieure du dernier appartement ; au 17ème, la salle de conférence et la loggia de l’appartement ; au 18ème, le bureau privé de M. Price et des jardins suspendus. N.B.: sur le plan de coupe, on distingue bien les derniers étages en retrait qui matérialise la cime de l’arbre.
La reconstructionà Tours 1947 1962 Avant la Seconde Guerre mondiale, Tours est une capitale provinciale reconnue pour son riche patrimoine architectural. Du Moyen Âge au XIXème siècle, toutes les époques y sont dignement représentées. Mais la guerre vient bien vite tenir cet éclat. Les bombardements allemands de juin 1940 et ceux, alliés, de 1943 et […]
Si votre bien n’est pas situé dans le périmètre d’un secteur protégé (ZPPAUP, AVAP, SPR…) ou aux abords d’un monument historique, il est probable qu’il se trouve dans le périmètre d’un Plan Local d’Urbanisme.
Les travaux sur un monument historique ne sont pas soumis à déclaration de travaux ou à permis de construire, mais impliquent une autorisation préalable spécifique de la Direction Régionale des Affaires Culturelles
Pour améliorer la protection des monuments historiques, le législateur a progressivement renforcé les règles d’urbanisme concernant les immeubles situés aux abords de ces monuments.
Les réponses à une dizaine de questions à se poser sur les règles d’urbanisme lorsque vous envisagez des travaux de rénovation sur un bâtiment qui se trouve ou pourrait se trouver dans un secteur protégé
Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, nous avons choisi d’honorer la mémoire de Jean Prouvé en reprenant l’article de Jean-Jacques Larrochelle publié dans Le Monde du 9 octobre 2015)….à suivre
Avec Oscar Niemeyer, les noms de Pampulha et de Belo Horizonte sont indissociablement associés aux plus belles œuvres de l’architecture du XXème siècle.
Complet et pratique, le guide répartit les édifices en quatre itinéraires de visite pour permettre à tous de partir à la rencontre du Royan des années 1950. C’est un outil incontournable pour découvrir les trésors architecturaux de la station balnéaire atlantique.
Jean Dubuisson est né à Lille en 1914. Son père et son grand-père étaient tous les deux architectes. Diplômé de l’École des beaux-arts de Paris en 1939, il est deuxième Grand Prix de Rome en 1943 et premier Grand Prix en 1945.
Il était l’une des dernières figures de » grand patron » de l’ancienne École des beaux-arts. Sa carrière est exemplaire d’une génération formée dans la tradition, puis confrontée aux réalités du logement populaire ».
Si Louis Arretche est souvent cité en tant qu’enseignant des Beaux-Arts de Paris, dont il a dirigé le plus grand atelier de l’après-guerre à Mai-68, il est aussi l’un des architectes urbanistes les plus prolifiques des Trente Glorieuses.